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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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576 LIVRE SIXIÈME.

trats, de l’intégrité de ses administrateurs, n’es-time plus le courage, le savoir, la vertu , ou bien

est aux abois, et a cessé d’être redoutable.Elle

le croirait, si elle ne savait quel monde et quellepassion nous dominent. Elle se contentera deprofiter de ce spectacle pour flétrir, non la France,mais le gouvernement représentatif, dans l’espritdes peuples, et rendre pour longtemps la libertéredoutable à tout ce qui sent, pense et possède?

Quelle faute ne commettent pas les oppositionsqui faussent la vérité, î-ecourent à de mauvaisesarmes, donnent des exemples mauvais 1 C’est sousla restauration , à une époque dont on confesseaujourd’hui la prospérité croissante, que naquit,dans la Chambre, la levée de bouclier du contri-buable contre le budget. Ce fut le thème de tousles jours, qne cette misère du contribuable écrasépar des impôts, qui semblaient une exaction opéréesur ses sueurs, sans compensation. On eût dit quele contribuable fût un paria, un ilote, un être àpart, une victime publique, et non pas le citoyenqui recevait mille fois plus qu’il ne donnait, puis-qu’il achetait à ce prix les bienfaits de l’ordre, lerègne des lois, la distribution delà justice, la vigi-lance de l’administration , le courage et l’enthou-siasme de l’armée, la splendeur tutélaire du trône,la grandeur de la patrie, les respects de l’étranger.Le pouvoir a changé de drapeau -, il est passé àceux qui le combattaient. Et voilà que le contri-