MVRE SIXIÈME.
que l’on demande pour nos représentants au-près de l’étranger un état, une maison, et de lagrandeur, tandis que les électeurs se font repré-senter, à Paris, par tel honorable citoyen qui secontente d’un pécule de dix francs par jouret fait, dit-on, des épargnes. Aussi a-t-il falluvoir les services, les arts, la gloire, mis à la portioncongrue. L’Observatoire a seul trouvé faveur,parce qu’un savant illustre siège à gauche, heu-reusement pour l’astronomie ; ce qui prouvequ’on peut voir très-bien dans le ciel et moins biensur la terre. La Fontaine l’avait dit.
Ces législateurs ne savent pas que, des profes-sions , la première est de servir l’État ; qu’il im-porte à l’État que les talents se vouent à lui parpréférence; que la politique exige qu’il n’y ait pasd’existence assez haute pour dédaigner de servirla chose publique : et quel avocat de mérite vou-dra désormais être juge, quel riche propriétaireadministrer, quel guerrier illustre, quel citoyenconsidérable affronter la pompe des cours étran-gères, quand l’unique avantage des situations offi-cielles sera une existence précaire, l’imminence desdestitutions, la perspective des émeutes, des cha-rivaris, des mascarades, des assassinats à coups depierres, et l’obligation de déménager à chaqueterme, de supprimer un plat de sa table à chaquesession, sur un assis et levé de M. Cabet.
À la vérité, ces Spartiates nouveaux, en offrant