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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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CONCLUSION.

trations, des services, de tout ce qui est l’alimentdes progrès de la civilisation, de tout ce qui faitla nature, le besoin, la gloire de l'humanité.C’est ainsi encore qu’après le renversement irré-vocable de la royauté absolue, nous entendonsprononcer l’abolition de toutes les pompes, detous les privilèges de la royauté. Hélas, après lachute du système universel de la domination del’Etat en fait de croyances, n’entendons-nous pasfonder, non point la liberté des croyances, maisleur destruction et l’abandon de cette ancre tuté-laire qui rattache la société à son auteur, les loishumaines à la loi divine, la terre au ciel !

Tout cela est insensé ; tout cela appelle les mé-diations des gens de bien ; tout cela demande unsérieux retour de la France sur elle-même. Ils’accomplira, fût-ce au prix des plus douloureu-ses expériences ; fût-ce au prix de dix révolutions :ou c’en serait fait, non pas seulement de l’ordre,non pas seulement de la liberté, mais de laFrance même.

Maintenant, par quels instruments, cette heu-reuse résipiscence de l’esprit public et de toutesles tendances de nos lois s’accomplira-t-elle ? Deshommes d’ordre éminents, dans leurs alarmes,des autorités imposantes entre toutes, se ratta-chent chaque jour davantage à la classe moyennecomme à la planche de salut. Nous persistonsà penser que, seule, elle n’est point de force à