français. io?
» levez-vous, Sully, on croirait que je vous» pardonne. »
Encore un trait, et ceserale dernier, extraitdes Mémoires de Sully. Henri iv connaissaitses défauts, et était assez sincère et assez grand,pour en convenir. « Les uns, écrivait-il au» baron de Rosny , me blâment d’aimer lesy bûtimens et les riches ouvrages ; les autres,» les dames, les délices de l’amour.En tous les-» quels discours je ne nierai point qu’il n’y ait» quelque chose de vrai ; mais, dirai-je que,» ne passant pas mesure, il me devrait plutôt» être dit en louange qu’en blâme, et, en» tout cas, devrait-on excuser la licence de» tels divertissemens , qui n’apportent nul» dommage et incommodité à mes peuples,» par forme de compensation de tant d’amer-» tûmes que j’ai goûtées , et de tant d’anciens» déplaisirs, fatigues, périls, dangers, par» lesquels j’ai passé depuis mon enfance, jus-» qu’à cinquante ans. L’Ecriture n’ordonne» pas absolument de n’avoir de péchés, ni de» défauts, d’autant que telles infirmités sont» attachées à l’impétuosité et promptitude de» la nature humaine, mais bien de n’en être» pas dominés, ni les laisser régner sur nos» volontés, qui est ce à quoi je me suis étudié,» ne pouvant mieux faire. Vous savez beau-» coup de choses qui se sout passées touchant» mes maîtresses ( qui ont été les passions que