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LE PLUTARQUEson génie et dans une sage prévoyance, lesmoyens de faire face à tout. Il emprunta surses propres biens, vécut dans la meilleure in-telligence avec les Espagnols, ses auxiliaires,et ménagea, autant que les circonstances lelui permirent, les habita ns du pays (1).
Ce désintéressement et cette modération luigagnèrent tous les cœurs. Ses dispositionsfaites, il se mit en mouvement dans les pre-miers jours du moisde janvier 1747. Il marchacontre les Autrichiens, les repoussa, et, lespoursuivant de poste en poste, il finit par lesforcer à abandonner le sol français.
La campagne suivante fut encore plus glo-rieuse. Le fort de Monlalban, les villes deVillefranche et de Vintimille tombèrent enson pouvoir. Ces conquêtes faites, la cour deVersailles le pressa vivement d’entrer en Ita-lie. Il céda à ses instances, et forma le projetd’y pénétrer par le col de l’Assiette. Cette en-treprise audacieuse, que le succès seul pouvaitjustifier, fut manqué, par la précipitation quele chevalier de Belle-Isie mit à l’exécuter. LesFrançais furent vivement repoussés par les
(t) Malgré un hiver «les plu» vigoureux et le manque<le bois qui ac Ut sentir un Provence, il ne voulut jamaispermettre qu’on y coupât les arbres fruitiers j et, lors-que, en entrant dans le comté deTNicc, on lui conseilla d’envenir, comme les Autrichiens , h cette extrémité, il » 7 yopposa , eu disant . « n’imitons que les bons exemples.