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Tome seconde.
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157
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FRANÇAIS. 157

» et d’honneur, après tant de combats et de» batailles où vous vous êtes trouvé plus que» mille autres de ce royaume, sans vouloir» faire ainsi le carabin ? »

Cependant les principales villes de la Nor-mandie restaient au pouvoir des ligueurs.Henri iv, persuadé que la chute de la capi-tale de cette province entraînerait nécessaire-ment celle des autres places, alla mettre lesiège devant Rouen. Sully, qui devait se croireà l’abri de toute espèce d’affront, y en éprouvadeux qui lui furent infiniment sensibles. L’avisqu’il ouvrit d’attaquer le corps de la ville, futrejeté, et un poste de l’artillerie qu’il demandalui fut enlevé par l’intrigue et l’envie ; mais ilne s’en montra pas moins le serviteur fidèle deHenri iv. Toujours à son côté, il fut de moitiédans tous ses périls, et, dans une des plus ter-ribles attaques qui eut lieu, il fut deux foisrenversé par terre, et eut ses armes mises enpièces.

Voyant que le siège de Rouen traînait enlongueur, Henri iv en laissa la conduite aumaréchal de Biron, et alla chercher le ducde Parme, qui était venu au secours des li-gueurs. Dès qu’il fut à quelque distance de ceprince , il marcha à lui avec cent hommesseulement. Tous les royalistes furent conster-nés du péril éminent auquel allait s’exposerleur maître ; mais aucun d’eux n’osa se per-