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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 20t)

désertion les affaiblirent : ces circonstances ledécidèrent à lever le siège.

Mais s’il eut le désagrément de voir que saprésence en Espagne n’y rétablissait pas lesaffaires, il en fut vengé, en apprenant que sonabsence de la Flandre avait eu des suites fu-nestes. Les Espagnols y avaient l’epris la supé-riorité , et l’arcliiduc Léopold assiégeait la villade Lens. Ces revers forcèrent Mazarin de rap-peler Coudé, et de le replacer à la tête destroupes qu’il avait si souvent conduites à lavictoire. Dès qu’il parut, les choses changèrentde face. 11 marcha droit à l’archiduc, lui livrabataille, et le tailla en pièces. Ce fut la troi-'sième fois qu’il se hasarda à combattre avec 1erdésavantage du nombre. Avant l’action, il fità ses soldais cette harangue laconique, maispleine d’énergie : «Amis, souvenez - vous de» Rocroi, de Fribourg et de Nordlingue. » Savictoire fut complète. Cent drapeaux , trente'huit pièces de canon, et cinq mille prisonniersen furent les trophées.

Pendant queCondé illustrait ainsi sa vie par-les succès les plus éclatans, une guerre civileque la haine qu’on portait à Mazarin avait al-lumée, déchirait la France. La régente Anned’Autriche, ayant été forcée, à la suile destroubles affreux qui agitèrent la capitale, des’enfuir de cette ville, pria, les larmes auxyeux, le vainqueur de Rocroi d’être le prolcc-