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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 2l5

eut à la levée du siège de Valenciennes. LaI perte de la bataille des Dunes ne saurait lui' être imputée : c’était l’archiduc qni y com-mandait en personne.

i La paix des Pyrénées ayant heureusementi rendu Condé à la France, il la servit aveczèle, et ht tout ce qui dépendit de lui pour| faire oublier son erreur. Il contribua à la con-| quête de la Franche-Comté, ainsi qu’à cellede la Hollande; il s’empara de Wesel, futblessé à l’attaque du fort de Tolhuis, et nelaissa échapper, pendant les campagnes sui-vantes, aucune occasion d’aj ouler à sa gloire.Celle qu’il acquit en consert ant les conquêtes! de Louis xiv dans les Pays-Bas, en s’opposanti aux desseins des alliés, en culbutant à Senefleur arrière-garde , et en délivrant la villed’Oudenarde, mérite les plus grands éloges.Après la mort de Turenne, l’Allemagne devintle théâtre de ses exploits; des avantages mar-qués y signalaient sa présence, lorsque, à son! grand regret la goutte, dont il était cruelle-ment tourmenté, le mit dans la nécessité dequitter le service. Alors il se l'etira à Chantilly,où il se délassa , dans le sein des lettres, desfati-I gués de la guerre. Corneille, Bossuet, Bacine,

■ Despréaux, Bourdaloue vinrent souvent por-, ter le charme dans sa solitude. Il goûtait unvrai plaisir dans leurs entretiens ; mais lorsqu’i 1j sentit que le dépérissement de ses forces an-