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Tome seconde.
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FRANÇAIS.

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COLBERT.

Rien de plus rare pour un homme d’état quede réunir les suffrages de son siècle. L’envie,attachée à toutes ses démarches, se plaît à encontester l’utilité. Les changemens quelui dictesa sagesse sont traités d’innovations; son écono-mie, d’avarice, sa justice, de tyrannie; son res-.pect pour la religionde fanatisme, la protectionqu’il accorde aux sciences, aux arts et auxbelles-lettres, de prodigalité. Le temps, seul ré-parateur de ces sortes d’outrages, le place enfinau rang qu’il méritait. La postérité, juge dé-sintéressé , et, par conséquent, équitable, luiaccorde toute l’estime qui lui était due, etrépare ainsi des torts dont elle-même se ren-dra coupable, et que celle qui lui succédera ré-parera à son tour. Telle fut la destinée de Jean-Baptiste Colbert, ministre sous Louis xiv.11 fit tout pour la France , et la France ne kpaya que de haine. On oublia tout le bienqu’il fit pour ne souger qu’au mal que les cir-constances le contraignirent de faire , et l’in-