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Tome seconde.
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FRANÇAIS. 2'tç)

rang devait mettre au dessus de si basses in-trigues,

Mais une autre accusation bien plus graveque celles que nous venons de citer, ne tardapas à peser sur le duc d’Orléans. On pré-tendit qu’il voulait détrôner le roi d’Espagne,dont il avait été le plus zélé défenseur et leplus ferme appui. La fausseté de cette accu-sation fut solennellement reconnue, et il neresta à ses ennemis que la honte d’avoiréchoué dans le perfide dessein qu’ils avaientde le perdre.

Cependant l’éclat scandaleux de cette odieusetrame l’ayant mis dans l’impossibilité de re-tourner en Espagne, il fut réduit à vivre aveclui-même, et se livra au penchant qu’il avaitpour l’étude et les plaisirs. 11 s’adonna parti-culièrement à la chimie, et son goût décidépour cette science fut un prétexte dont sesennemis se servirent pour semer sur lui dessoupçons dont la seule idée fait frémir. LeDauphin, la duchesse et le duc de Bourgogne,les ducs de Bretagne et de Berri, furent enle-vés, dans un très-court espace de temps, parune mort prématurée. Le cri public fut af-freux pour le duc d’Orléans. Dans l’excès deson désespoir, il demanda à se constituer pri-sonnier. Son chimiste, Homberg , courut,dans la mêma intention,se rendre à la Bastille ;