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il s’y attendait le moins. Au milieu de cettesurprise, les généraux français ouvrent l’avisde se retirer. Vendôme le combat, en volantaupi’ès du maréchal qui était malade ; il luireprésente la honte et le danger d’une retraite,et parvient facilement à le décider à risquerle sort d’une bataille. Au même instant, toutesles dispositions du maréchal sont changées ; iloublie ses souffrances, monte à cheval, par-court les rangs de l’armée, et ranime , par saprésence et ses discours , le courage du soldatabattu par un premier échec. Alors il aperçoitVendôme, qui, jaloux de donner l’exemple,était déjà rendu à son poste. « Pour vous ,» prince, lui crie-1-il, je n’ai rien à vous>» dire. — Monsieur le maréchal, lui répond» le duc, mort ou vif, je mériterai aujour-» d’hui l’estime des honnêtes gens. »
Les Français, dans celte journée, firent desprodiges de valeur. Princes , généraux , offi-ciers , soldats, tous x'ivalisèrent de coui'age. Leduc de Chartres ( 1 ), le pi’ince de Conli, lesducs de Vendôme et de Choiseuil, chargèrent,à la tête de la maison du roi, un coi’ps d’An-glais j le culbutèrent, et préparèrent ainsi legain de la bataille. Vendôme, au plus fort de
(i) Depuis, Philippe d’OrIcans , regent du royaume. Qn’avau, k celte époque, que quinze ans.