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Tome I.
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VII
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YIE DE MOLIÈRE, vu

Il suivit Louis XIII ilaus le voyage que ce monarque fil enLanguedoc, en 1041 ; et, de retour à Paris, sa passion pour lacomédie, qui l'avait déterminé à faire ses études, se réveillaavec force.

Le théâtre commençait à fleurir alors : cette partie desbelles-lettres, si méprisée quand elle est médiocre, contribueà la gloire d’un État quand elle est perfectionnée.

Avant l’année 1025, il n’y avait point de comédiens fixes àParis, Quelques farceurs allaient, comme en Italie, de villeen ville : ils jouaient les pièces de Hardy, de Monchrétien, oude Balthazar Baro.

Ces auteurs leur vendaient leurs ouvrages dix éens pièce

Pierre Corneille tira le théâtre de la barbarie et de l'avi-lissement, vers l'année 1630. Ses premières comédies, quiétaient aussi bonnes pour son siècle qu elles sont mauvaisespour le nôtre, furent cause qu’une troupe de comédiens s’é-tablit à Paris. Bientôt après, la passion du cardinal de Ri-chelieu pour les spectacles mit le goilt de la comédie à lamode, et il y avait plus de sociétés particulières qui repré-sentaient alors que nous n’en voyons aujourd’hui.

Poquelin s’associa avec quelques jeunes gens qui avaientdu talent pour la déclamation; ils jouaient au faubourgSaint-Germain et au quartier Saint-Paul. Cette société éclipsabientôt toutes les autres-, on l'appela l'illustre théâtre. Onvoit par une tragédie de ce temps-là, intitulée Arlaxerce,d’uu nommé Magnon, et imprimée en 1045, quelle fut re-présentée sur l'illustre théâtre.

Ce fut alors que Poquelin, sentant son génie, se résolut des’y livrer tout entier, d'être à la fois comédien’ et auteur, etde tirer de ses talents de l'utilité et de la gloire.

On sait que chez les Athéniens lesauteursjouaient souventdans leurs pièces, et qu’ils n'étaient point déshonorés pourparler avec grâce en public devant leurs concitoyens. Il futplus encouragé par celte idée que retenu par les préjugés deson siècle. Il prit le nom de Molière, et il ne fit, eu chan-geant de nom, que suivre l’exemple des comédiens d'Italie etde ceux de l'hôtel de Bourgogne. L’un, dont le nom de fa-mille était le Grand, s’appelait Belleville dans la tragédie, etTurlupin dans la farce; d'où vient le mot de turliipinade■