Band 
Tome I.
Seite
33
JPEG-Download
 

33

ACTE II, SCÈNE XIIl.

TRUFALDIN.

Oui, je reconnais bien la bague que voilà.Je vais quérir l’esclave; arrêtez un peu là.

SCÈNE XIII.

TRUFALDIN', wr courrier, MASCARILLE.

LE COURRIER, à Trufaldin.

Seigneur, obligez-inoi de m'enseigner un homme...

TRUFALDIN.

El qui?

I.E COURRIER.

Je crois que c’est Trufaldin qu’il

TURFALDIN.

se nomfne.

Et que lui voulez-vous ? Vous le voyez ici.

LE COURRIER.

Lui rendre seulement la lettre que voici.

TRUFALDIN lit.

« Le ciel, dont la bouté prend souci de ma vie,

« Vient de me faire ouïr, par un bruit assez doux,

<t Que ma fille, à quatre ans par des voleurs ravie,

« Sous le nom de Célie est esclave chez vous.

« Si vous sûtes jamais ce que c’est qn'élre père,

« Et vous trouvez sensible aux tendresses du.sang,

« Couservcz-inoi cirez vous cette fille si chère,

« Comme si de la vôtre elle tenait le rang.

« Pour l’aller retirer je pars d’ici moi-même,

« Et vous vais de vos soins récompenser si bien,

« Que par votre bonheur, que je veux rendre extrême,« Vous bénirez le jour où vous causez le mien. •

• « De Madrid.

« DON PEDRO I)E GUSMVN;

« SIAltQriH DE 3IONTAI.CA.N~E. »

(il continue.)

Quoiqu à leur nation bien peu de foi soit due,

Ils me lavaient bien dit, ceux qui me l’ont vendue,Que je verrais dans peu quelqu'un la retirer,

Et ijue je n’aurais pas sujet d'en murmurer ;

Et cependant j'allais, par mon impatience,

Perdre aujourd'hui les fruits d une haute espérance.

(Au courrier.)

Un seul moment^plus tard, tous vos pas étaient vains,