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ACTE III, SCÈNE VIL
Quoi donc?
NASCARILLE.
ERGASTE.
N'avons-nous point ici quelque écoulant ?
MASCAItILLIÎ.
Non.
ERGASTE.
Nous sommes amis autant qu'on le peut être.Je sais bien tes desseins et l'amour de ton maître ;Songez à vous tantôt. Léandre fait partiPour enlever Célie ; et j'en suis avertiQu’il a mis ordre à tout, et qu'il se persuadeD'entrer chez Trufaldin par une mascarade,
Ayant su qu'en ce temps, assez souvent, le soir,Des femmes du quartier en masque l'allaient voir.
MASCAUILLE.
Oui?'Suffit; il n’est pas au comble de sa joie;
Je pourrai bien tantôt lui souffler cette proie ;
Et contre cet assaut je sais un coup fourréPar qui je veux qu’il soit de lui-mêine enferré.
Il ne sait pas les dons dont mon âme est pourvue.Adieu, nous boirons pinte à la première vue.
SCÈNE VIL
MASCARILLE.
Il faut, il faut tirer à nous ce que d’heureuxPourrait avoir en soi ce projet amoureux,
Et, par une surprise adroite et non commune,
Sans courir 1e danger, eu tenter la fortune.
Si je vais me masquer pour devancer ses pas,
Eeandre assurément ne nous bravera pas.
Et là, premier que lui, si nous faisons la prise,
Il aura fait pour nous les frais de l’entreprise;Puisque, par son dessein déjà presque éventé,
Ee soupçon tombera toujours de son côté,
Et que nous, à couvert de toutes ses poursuites.
'fo ce coup hasardeux ne craindrons point de suites.P est ne se point commettre à faire de l'éclat,
Et tirer les marrons de la patte du chat.
Allons donc nous masquer avec quelques bons frères ;Pour prévenir nos gens, il ne faut tarder guères.sais où gît le lièvre, et me puis, sans travail,