Band 
Tome I.
Seite
54
JPEG-Download
 

54

L’ETOURDI.

JIVSC VRILLE.

Je m'en vais là dedans donner le premier trait.

LÉUE.

Écoute, Mascarille, un seul point me chagrine.

S'il allait de son (ils me demander la mine ?

M VSCVRILLE.

Belle difficulté ! Devez.-vous pas savoirQu'il était fort petit alors qu'il l’a pu voir ?

Et puis, outre cela, le temps et l'esclavagePourraient-ils pas avoir changé tout son visage?

LÉLIE.

Il est vrai. Mais dis-moi, s'il connaît qu'il m'a vu,

Que faire?

Mise VRILLE.

De mémoire êtes-vous dépourvu ?

Nous avons dit tantôt qu’outre que votre imageN'avait dans son esprit pu faire qu'un passage,

Pour ne vous avoir vu (pie durant un moment,

Et le poil et l’habit déguisaient grandement.

LÉUE.

Fort bien. Mais, à propos, cet endroit de Turquie...

M VSC Vit ILLE.

Tout, vous dis-je, est égal, Turquie ou Barbarie.

LÉUE.

M iis le nom de la ville où j’aurai pu les voir ?

MVSCVRILLE.

Tunis. Il me tiendra, je crois, jusque» au soir.

La répétition, dit-il, est inutile,

Et j'ai déjà nommé douze fois cette ville.

LÉUE.

Va, va-t’en commencer, il ne me faut plus rien.

MASCARILLE.

Au moins soyez prudent , et vous conduisez bien;

Ne donnez point ici de l'imaginative.

LÉUE.

Laisse-moi gouverner. Que ton àine est craintive 1

M VSCARILLE.

Horace dans Bologne écolier ; Trufaldin,

Zanobio Ruberti, dans Naples citadin ;

Le précepteur Albert...

LÉUE.

Ah ! c’est me faire honte

Que de me tant prêcher! Suis-je un sot à ton compte?