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Tome I.
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ACTE V, SCÈNE XI.

AMBRÉS.

Il est vrai, d'un bienfait je vous suis redevable.

Si je ne l'avouais, je serais condamnable :

Mais enfin ce bienfait aurait trop de rigueur,

S'il fallait le payer aux dépens de mon cœur.

Jugez, dans le transport où sa beauté me jette,

Si je dois à ce prix vous acquitter ma dette!

Vous êtes généreux, vous ne le voudriez pas :

Adieu. Pour quelques jours retournons sur nos pas.

SCÈNE X.

LÉLIE, MASCAIULLE.

MASCARILLE , après avoir chanté.

Je ris, et toutefois je n’en ai guère envie;

Vous voilà bien d'accord, il vous donne Célie;

Hem ! vous m'entendez bien.

LÉLIE.

C’est trop; je ne veux plusTe demander pour moi de secours superllus.

Je suis un ebicn, un traître, un bourreau détestable,Indigne d'aucun soin, de rien faire incapable.

Va, cesse tes efforts pour un malencontreux,

Qui ne saurait souffrir que l’on le rende heureux.

Après tant de malheurs, après mon imprudence,

Le trépas me doit seul prêter son assistance.

SCÈNE XI.

MASCARILLE.

Voilà le vrai moyen d’achever son destin;

Il ne lui manque plus que de mourir enfin ,

Pour le couronnement de toutes ses sottises.

Mais en vain son dépit pour ses fautes commisesHui fait licencier mes soins et mon appui,

Je veuxf quoi qu'il en soit, le servir malgré lui,

Et dessus son lutin obtenir la victoire.

Elus l'obstacle est puissant, plus on reçoit de gloire;Et les difficultés dont on est combattuSent les dames d'atours qui parent la vertu.

MOLIÈRE. — T. I.