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LE DÉPIT AMOUREUX.
SCÈNE II.
ERASTE , MARINETTE , GROS-RENÉ.
GROS-RENÉ.
St, Marinelte !
M VRINETTE.
IIo! ho! Que fais-tu là?
GROS-RENÉ.
Ma foi,
Demande ; nous étions tout à l'heure sur toi.
MARINETTE.
Vous ôtes aussi là, Monsieur ! Depuis une heureVous m'avez l'ait trotter comme un Basque, je meure.
ÉRASTE.
Comment ?
MARINETTE
Pour vous chercher j’ai fait dix mille pas,
Et vous promets, ma foi...
ÉRASTE.
Quoi ?
MARINETTE.
Que vous n'êtes pas
Au temple, au cours, chez vous, ni dans la grande place (1).
CROS-RENÉ.
11 en fallait jurer.
ÉRASTE.
Apprends-moi donc, de grâce,
Qui te fait me chercher ?
MARINETTE.
Quelqu'un , en vérité ,
Qui pour vous n’a pas trop mauvaise volonté ;
Ma maîtresse, en un mot.
ÉRASTE.
Ah ! chère Marinetle.
Ton discours de son cœur est-il bien l'interprète ?
Ne me déguises point un mystère fatal;
Je ne t’en voudrai pas pour cela plus de mal !
(1) Temple est peut-être ici pour église. Peut-être aussi, comme il y avait au-trefois nu Temple un jardin public, on disait aller au Temple , comme on ditaller aux Tuileries. Le cours existe encore : c’est la partie des Champs-Elyséesqui porte le nom de Cours-la-Reine, en mémoire de Médicis, qui le fit planterEnfin, la grande place désignée ici est la place Royale.