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LE DÉPIT AMOUREUX.
Las! il vit comme un saint, et dedans la maison,Du matin jusqu'au soir il est en oraison !
Dire qu'il pervertit l’ordre de la nature,
Et fait du jour la nuit, o la grande impostureQu'il n'a considéré père ni parentéEn vingt occasions ; horrible fausseté !
Que de fraîche mémoire un furtif hyménéeA la tille d'Albert a joint sa destinée,
Sans craindre de la suite tin désordre puissant;
On le prend pour un autre, et le pauvre innocentNe sait pas seulement ce que je luf veux dire !
Ah! chien, que j'ai reçu du ciel pour mon martyreTe croiras-tu toujours? et ne pourrai-je pasTe voir être une fois sage avant mon trépas?
VALÈIIE, .seul et rôvant.
D’où peut venir ce coup ? Mon âme embarrasséeNe voit que Masearille où jeter sa pensée.
Il ne sera pas'homme à m'en faire un aveu.
Il faut user d'adresse, et me contraindre un ]>euDans ce juste courroux,
SCÈNE 711.
VALÈRE , MASCARILLE.
VALÈRE.
Masearille, mon père
Que, je viens de trouver, sait toute notre affaire.
11 la sait?
Oui.
MASCARILLE.
V U.EÙE.
M VSCIRILLE.
D'où diantre a-t-il pu la savoir ?
VU.ÈRE.
Je ne sais point sur qui ma conjecture asseoir ;
Mais enfin d'un succès cette affaire est suivie,
Dont j’ai tons les sujets d'avoir l’âme ravie.
Il ne m'en a pas dit un mot qui fût fâcheux;
Il excuse ma faute, il approuve mes feux,
Et je voudrais savoir qui peut être capableD’avoir pu rendre ainsi son esprit si traitable.
Je ne puis l’exprimer l’aise que j’en reçoi.