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LE DÉPIT AMOUREUX.
Que tout ne soit pas bien réglé par le compas,
Nous voyons arriver de certains embarras ;
La partie brutale alors veut [(rendre empireDessus la sensitive, et l'on voit que l'un tireA dia, l'autre à hurkaut ; l'un demande du mou,
L'autre du dur; enfin tout va sans savoir où;
Pour montrer qu'ici-bas, ainsi qu'on l'interprète,
La tète d'une femme est comme la girouetteAu liant d’une maison, qui tourne au premier vent :C-'est pourquoi le cousin Aristote souventLa compare à la mer; d'où vient qu'on dit qu'au mondeOn ne peut rien trouver de si stable (pie fonde.
Or, par comparaison (car la comparaisonNous fait distinctement comprendre une raison,
Et nous aimons bien mieux, nous autres gens d'étude,Une comparaison qu'une similitude);
Par comparaison donc, mon maître, s'il vous plait,Comme on voit que la mer, quand l'orage s'accroît,Vient à se courroucer, le vent souffle et ravage,
Les Ilots contre les flots font un remû-ménageHorrible; et le vaisseau, malgré le nautonier,
Va tantôt à la cave, et tantôt au grenier ;
Ainsi, quand une femme a sa tête fantasque ,
On voit une tempête en forme de bourrasque,
Qui veut eompétiter par de certains... propos ;
Et lors un... certain vent, qui, par... de certains Ilots,De... certaine façon, ainsi qu'un banc de sable...Quand.., Les femmes enfin ne valent pas le. diable.ÉIIASTE.
C’est fort bien raisonner.
GROS-RENÉ.
Assez bien, Dieu merci.
Mais je les vois, Monsieur, qui passent par ici.Tenez-vous ferme, au moins !
ÉRASTE.
Ne te mets pas en peine.GROS-RENÉ.
J'ai bien peur que ses yeux resserrent votre chaîne.
SCÈNE III.
LUCILE, ÉRASTE, MARINETTE, GROS-RENÉ.
MARINETTE.
Je l'aperçois encor; mais ne vous rendez point.