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Tome I.
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ACTE V, SCÈNE IX.

Allons lui faire en prendre un autre, el cependantVous saurez le détail de tout cel incident.

VALÈRE.

Vous, Lucile, pardon, si mon àme abusée...

I.CCILE.

L’oubli de cette injure est une chose aisée.

ALBERT.

Allons, ce compliment se fera bien chez nous,

Et nous aurons loisir de nous en faire tous.

ÉRASTE.

Mais vous ne songez pas, en tenant ce langage,

Qu'il reste encore ici des sujets de carnage.

Voilà bien à tons deux notre amour couronné-,

Mais de son Mascarille et de mon Gros-René,

Par qui doit Marinette être ici possédée?

Il faut que par le sang l'affaire soit vidée.

MASCARILLE.

Nenni, nenni, mon sang dans mon corps sied trop bien,Qu'il l’épouse en repos, cela ne me fait rien.

De l'humeur que je sais la chère Marinette,

L'hymen ne ferme lias la porte à la fleuretteMARINETTE.

Et tu crois que de toi je ferais mon galant ?

Un mari, passe encor ; tel qu’il est, on le prend ;

On n’y va pas chercher tant de cérémonie :

Mais il faut qu’un galant soit fait à faire envie.

Gros-rené.

Écoute, quand l'hymen aura joint nos deux peaux.

Je prétends qu’on soit sourde à tous les damoiseaux.MASCARILLE.

Tu crois te marier pour toi tout seul, compère?

CROS-RENÉ.

Rien entendu : je veux une femme sévère.

Ou je ferai beau bruit.

MASCARILLE.

Eh ! mon Dieu, tu ferasComme les autres font, et tu t'adouciras.

Ces gens, avant l'hymen, si fâcheux et critiques,Gégénèrent-souveul eu maris pacifiques.

MARINETTE.

Va, va, petit mari, ne crains rien de ma foi; ■

Ces douceurs ne feront que blanchir contre moi,

El je le dirai tout.

«