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Tome I.
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177
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SJÉNE XIII.

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M VDEL0J7.

Voici nos amies qui viennent.

SCÈNE VIII.

LUCILE, CÉLIMÈN'E, CATIIOS, MADELON, MASCARILLE,JODELET, MAROTTE , ALMANZOR, violons.

MADELON.

Aton Dieu, mes chères (1), nous vous demandons pardon.Ces messieurs ont eu fantaisie de nous donner les Ames despieds, et nous vous avons envoyé quérir pour remplir lesvides de notre assemblée.

LUCILE.

Vous nous avez obligées,.sans doute.

MASCARILLE.

Ce n'est ici qu’un bal à la liàte ; mais l'un de ces jours, nousvous en donnerons un dans les formes. Les violons sont-ilsvenus ?

ALMANZOR.

Oui, Monsieur; ils sont ici.

CATIIOS.

Allons donc, mes chères, prenez place.

MASCARILLE, dansant lui seul comme par prélude.

La, la, la, la, la, la, la, la.

MADELON.

11 a tout à fait la taille élégante.

CATIIOS.

Et a la mine de danser proprement (2).

(1) On disait alors un<r chère comme on aurait dit une précieuse. Ce s deuxmots avaient le même sens, et étaient'également ù la mode ; mais cîière expri-mait surtout l’intimité. Ce mot est resté.

(2) Danser ]>roprement, pour bien danser. Expression recherchée, qui estrestée dans notre langue, où même elle est devenue d’un usage vulgaire. C’o*ainsi que dans cette multitude de locutions bizarres ou ridicules dont Molières’est moqué avec tant de gaieté, il en est un assez grand nombre que nous em-nloyons tous les jours sans nous douter qn’elles sont un présent des précieuses.qkii croirait, par exemple, que nous lenr devons les phrases suivantes : Tenirbureau iVesprit; Avoir les cheveux d'un blond hardi; Craindre de s'enca-nailler; Av>oir Thumeur communicative; Être pénétré des sentiments d’unepersonne; Avoir la compréhension dure; Revêtir ses pensées d'expressions vi-goureuses ; Avoir le front chargé d’un sombre nuage; N’avoir que le masquede la générosité, etc.t Tontes ces expressions, qui n’ont rien d’extraordinairaujourd’hui, sont citées par Saumaise comme faisant partie du nouveau diction-naire des Précieuses ; et l’on peut en conclure que cette affection de langage,dont Molière a fait justice, n’a cependant pas ét$ tout à fait inutile à la langue.