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Tome I.
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ACTE II, SCÈNE VI.

Si j'y retombe plus, je veux bien qu’on m'affronte,

(Haut.)

Chut. De votre innocence, Agnès, c’est un effel;

Je ne vous en dis mot. Ce qui s’est fait est fait.

Je sais qu'eu vous flattant le g liant ne désireQue de vous abuser, et puis après s'en rire.

AGNÈS

Oh ! point, 11 me l'a dit plus de vingt fois à moi.

ARNOLPHE.

Ah! vous ne savez pas ce que c’est que sa foi.

Mais enfin apprenez qu'accepter des cassettes,

Et de ces beaux blondins écouter les sornettes;

Que se laisser par eux , à force de langueur,

Baiser ainsi les mains et chatouiller le cneur,

Est un péché mortel des plus gros qu’il se fasse.

AGNÈS.

En péché, dites-vous ? Et la raison, de grâce ?

ARNOLPHE.

La raison? La raison est l'arrêt prononcéQue par ces actions le ciel est courroucé.

AGNÈS.

Courroucé ! Mais pourquoi faut-il qu'il s’en courrouce ?C’est une chose, hélas! si plaisante (1) et si douce!J’admire quelle joie on goûte à tout cela ;

Et je ne savais point encor ces choses-là.

ARNOLPHE.

Oui, c’est un grand plaisir que toutes ces tendresses,.Ces propos si gentils, et ces douces caresses;

Mais il faut le goûter en toute honnêteté,qu’en se mariant le crime en soit ôté.

AGNÈS.

N est-ce plus un péché lorsque l’on se marie?

ARNOLPHE.

Non.

AGNÈS.

Mariez-moi donc promptement, je vous prie.

ARNOLPHE.

vous le souhaitez, je le souhaite aussi.

pour vous marier on me revoit ici.

Plaisant est pris ici dans une acception qui s’est perdue. On disait autre*d’une chose agréable, séduisante, voluptueuse, que c’était chose plaisante -

— vuusc njfruuuic , OVUUL6UL1CL; , nuuptueuoe , que \j uiodc piuiounic

voluptuosa. Cette ancienne aoception s’est conservée dans le mot cféptaisant ■eçiuel on entend qn’aiae chose ne plaît pas.

T. i.

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