Band 
Tome I.
Seite
355
JPEG-Download
 

355

ACTE V, SCÈNE X.

ORONTE.

Et qu'elle l'avait fait sur votre charité,

Par uu accablement d'extrême pauvreté,

CIIRYS VLUE.

Et lui, plein de transport et l'allégresse en l'âme,

A fait jusqu'en ces lieux conduire cette femme.

ORONTE.

Et vous allez enfin la voir venir ici,

Pour rendre aux yeux de tous ce mystère éclairci

CHRYSALDE, il Arnolphc.

Je devine à peu près quel est votre supplice ;

Mais le sort en cela ne vous est que propice.

Si n'êlre. point cocu vous semble un si grand bien,

Ne vous point marier en est le vrai moyen.

ARNOLIH1E, s’en allant tout transporté, et ne pouvant parler.Ouf!

SCÈNE X.

ENRIQUE, ORONTE, CHRYSALDE,AGNÈS, HORACE.

ORONTE.

Doù vient qu'il s’enfuit sans rien dire!

IIORACE.

Ah ! mon père.

Vous Saurez pleinement ce surprenant mystère.

Le hasard en ces lieux avait exécutéCe que votre sagesse avait prémédité;

J'étais, par les doux nœuds d’une amour mutuelle,

Engagé de parole avecque cette belle;

Et c’est elle, en un mot, que vous venez chercher,

Et pour qui mon refus a pensé vous fâcher.

ENR1QEE.

Je n’en ai point douté d’abord que je l’ai vue,

Et mon âme depuis n'a cessé d'étre émue.

Ali! ma fille, je cède à des transports si doux.

CHRÏSVI.DE.

J’en ferais de bon cœur, mon frère, autant que vous,

-Mais ces lieux et cela ne s'accommodent guères.

Allons dans la maison débrouiller ces mystères,l’aver à notre ami ses soins officieux, '

Et rendre grâce au ciel, qui fait tout pour le mieux

fin de l’école des femmes.