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Tome I.
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375
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SCÈNE VII.

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DOUANTE.

Pousse, mon cher marquis, pousse.

LE MARQUIS.

Tu vois que nous avons les savants de notre côté.

DORANTE.

Il est vrai. Le jugement de monsieur Lysidas est quelquechose de considérable. Mais monsieur Lysidas veut bien queje ne me rende pas pour cela ; et, puisque j'ai bien l'audacedemo défendre (Montrant r.limène. )contre les sentiments deMadame, il ne trouvera pas mauvais que je combatte lessiens.

ÉLISE,

Quoi ! vous voyez contre vous Madame , monsieur le mar-quis, et monsieur Lysidas, et vous osez résister encore?Fi!que cela est de mauvaise grâce!

CLIMÈNE.

Voilà qui me confond, pour moi, que des personnes rai-sonnables se puissent mettre en tète de donner protectionaux sottises de cette pièce.

LE MARQUIS.

Dieu me damne ! Madame, elle est misérable depuis lecommencement jusqu’à la fin.

DOUANTE.

Cela est bientôt dit, marquis. Il n’est rien plus aisé que detrancher ainsi; et je ne vois aucune chose qui puisse être àcouvert de la souveraineté de tes décisions.

LE MARQUIS.

Parbleu ! tous les autres comédiens qui étaient là pour lavoir en ont dit tous les maux du monde (1).

non ante.

Ah! je ne dis plus mot; tu as raison, marquis ; puisque•es autres comédiens en disent du mal, il faut les en croireassurément. Ce sont tous gens éclairés, et qui parlent sansintérêt. II n’y a plus rien à dire, je me rends.

Rendez-vous, ou ne vous rendez pas, je sais fort bienfine vous ne me persuaderez point de souffrir les immodes-ties de celle pièce, non plus que les satires désobligeantesfin on y voit contre les femmes.

URANIE.

Pour moi, je me garderai bien de m’en offenser, et de

tl) Ces autres comédiens sont ceux do l’hôtel de Bourgoynî, qui jouaient lesI* 1 co$ de CoriieiUo, et qui se voyaient abandonnés pour celles de ilolière.