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Tome I.
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REMERCIEMENT AIJ ROI.

Vous pourriez aisément l’étendre,

Et parler des transports qu’en vous font érlaterLes surprenants bienfaits que , sans les mériter.

Sa libérale main sur vous daigne répandre,

Et des nouveaux efforts où s’en va vous porterL’excès de cet honneur où vous n’osiez prétendre;

Lui dire comme vos désirsSont, après ses bontés qui n’ont point de pareilles,D'employer à sa gloire, ainsi qu'à ses plaisirs,

Tout votre art et toutes vos veilles,

El là-dessus lui promettre merveilles.

Sur ce chapitre on n’est jamais à sec :

Les muses sont de grandes promet ((‘uses;

Et, comme vos sœurs les causeuses,

Vous ne manquerez pas, sans doute, par le bec.Mais les grands princes n’aiment guèresQue les compliments qui sont courts;

Et le notre surtout a bien d’autres affairesQue d’écouter tous vos discours.

La louange et l'encens n’est, pas ce qui le touche ;Dès que vous ouvrirez la bouchePour lui parler de grâce et de bienfait,

11 comprendra d'abord ce que vous voulez dire;

Et, se mettant doucement à sourireD'un air qui, sur les cœurs, fait un charmant effet,11 |iassera comme un trait;

Et cela vous doit suffire :

Voilà votre compliment fait.