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Tome I.
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ACTE I, SCÈNE ni.

SGANARELLE.

Ah! Monsieur...

DON JUAN.

Hein ?

SGANARELLE.

C’est fort bien fait à vous, et vous le prenez comme ilfaut. II n’est rien tel en ce monde que de se contenter.

DON JUAN.

Prépare-toi donc à venir avec moi, et prends soin toi-mêmed’apporter mes armes, afin que... (Apercevant donc Eivire.)Ah ! rencontre fàchéuse. Traître, tu ne m’avais pas dit qu elleétait ici elle-même.

SGANARELLE.

Monsieur, vous ne me l’avez pas demandé.

DON JUAN.

Est-elle folle, de n'avôir pas changé d'habit, et de venir ence lieu-ci avec son équipage de campagne P

SCÈNE III.

DO NE ELVIRE, DON JUAN, SGANARELLE.

DONE ELVIRE.

Me ferez-vous la grâce, don Juan, de vouloir bien me re-connaître? Et puis-je au moins espérer que vous daignieztourner le visage de ce côté?

DON JUAN.

Madame, je vous avoue que je suis surpris, et que je neVous attendais pas ici.

DONE ELVIRE.

Oui, je vols bien que vous ne m'y attendiez pas; et vousêtes surpris, à la vérité, mais tout autrement que je ne l’es-Pérais; et la manière dont vous le paraissez me persuadePleinement ce que je refusais de croire. J'admire ma simpli-fié, et la faiblesse de mon cœur, à douter d’une trahisonfiue tant d’apparences me confirmaient. J’ai été assez bonne,J e le confesse, ou plutôt assez sotte, pour vouloir me tromperWoi-même, et travailler à démentir mes yeux et mon juge-ment. J'ai cherché des raisons, pour excuser à ma tendressem relâchement d’amitié quelle voyait en vous ; et je me suislorgé exprès cent sujets légitimes d'un départ si précipité,Pour vous justifier du crime dont ma raison vous accusait.7 les justes soupçons chaque jour avaient beau me parler,J en rejetais la voix qui vous rendait criminel à mes yeux, et

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T. I.