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Tome I.
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LE MISANTHROPE.

Par des gens dont l'humeur y paraît concertée.

Ils veulent l'un et l'autre, avec même chaleur,

Que je prononce entre eux le choix que fait mon cœur,

Et que, par un arrêt qu'en face il me faut rendre.

Je défende à l’un d'eux tous les soins qu i) peut prendreDites-moi si jamais cela se fait ainsi.

ÉLIANTE.

N’allez point là-dessus me consulter ici ;

Peut-être y pourriez-vous être mal adressée,

Et je suis pour les gens qui disent leur pensée,

ORONTE.

Madame, c’est en vain que vous vous défendezALCESTE.

Tous vos détours ici seront mal secondés.

ORONTE.

Il faut, il faut parler, et lâcher la balance.

ALCESTE.

Il ne faut que poursuivre à garder le silence.

ORONTE.

Je ne veux qu’un seul mot pour finir nos débats.

ALCESTE.

Et moi, je vous entends, si vous ne parlez pas.

SCÈNE IY.

ARSINOÉ, CÉLIMÈNE, ÉLIANTE, ALCESTE, PIIILIN’TE,ACASTE, CLITANDRE, ORONTE.

ACASTE, h Célimène.

Madame, nous venons tous deux, sans vous déplaire,Éclaircir avec vous une petite affaire.

CLITANDRE, à Oronte et à Alceste.

Port à propos, Messieurs, vous vous trouvez ici ;

Et vous êtes mêlés dans cette affaire aussi.

ARSINOÉ, à Célimène.

Madame, vous serez surprise de ma vue;

Mais ce sont ces Messieurs qui causent ma venue;

Tous deux ils m’ont trouvée, et se sont plaints à moiD'un trait à qui mon cœur ne saurait prêter foi.

J'ai du fond de votre âme une trop haute estimePour vous croire jamais capable d’un tel crime;

Mes yeux ont démenti leurs témoins les plus forts,

Et, l’amitié passant sur de petits discords,

J’ai bien voulu chez vous leur faire compagnie,