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Tome I.
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LE MEDECIN MALGEÉ LUI.

SGANARELLE.

II est vrai, Messieurs, que je suis le premier homme dumonde pour faire des fagots.

VALÈRE.

Ah! Monsieur!...

SGANARELLE.

Je n'y épargne aucune chose, et les fais d’une façon qu'iln’y a rien à dire.

VALÈRE.

Monsieur, ce n’est pas cela dont il est question.

SGANARELLE.

Mais aussi je les vends cent dix sous le cent.

VALÈRE.

Ne parlons point de cela, s'il vous plaît.

SGANARELLE.

Je vous promets que je ne saurais les donner à moins.

VALÈRE.

Monsieur, nous savons les choses.

SGANARELLE.

Si vous savez les choses, vous savez que je les vends cela.

VALÈRE.

Monsieur, c’est se moquer que...

SGANARELLE.

Je ne me moque point, je n’en puis rien rabattre.

VALÈRE.

Parlons d'autre façon, de grâce.

SGANARELLE.

Vous en pourrez trouver autre part à moins : il y a fagotset fagots; mais pour ceux que je fais...

VALÈRE.

Eh! Monsieur, laissons là ce discours.

SCANARELLE.

Je vous jure que vous ne les auriez pas, s’il s'en fallait undouble.

VALÈRE.

Eh! fi!

SGANARELLE.

Non, en conscience; vous en payerez cela. Je vous parlesincèrement, et je ne suis pas homme à surfaire.

VALÈRE.

Faut-il, Monsieur, qu’une personne comme vous s'amuse rcos grossières feintes, s'abaisse à parler de la sorte! qu'unhomme si savant, un fameux médecin, comme vous êtes,veuille se déguiser aux yeux du monde, et tenir enterrés lesbeaux talents qu'il a!