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Tome II.
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LE TARTUFE.

MAUIANE.

Tu me fais un grand tort, Dorine, d'en douter;

Et mes vrais sentiments ont su trop éclater.

DORINE.

Enfin, vous l'aimez donc?

MAUIANE.

Oui, d’une ardeur extrême.

DORINE.

Et, selon l'apparence, il vous aime de même ?

MAUIANE.

Je le crois.

noitiNE.

Et tous deux bridez, égalementDe vous voir mariés ensemble?

MAUIANE.

Assurément.

DOI1INE.

Sur cette autre union quelle est donc votre attente ?

MAUIANE.

De me donner la mort, si l’on me violente.

IIORINE.

Fort bien. C’est un recours où je ne songeais pas:Vous n’avez qu'à mourir pour sortir d’embarras.Le remède sans doute est, merveilleux. J’enrageLorsque j'entends tenir ces sortes de langage.

MUIIANE.

Mon Dieu ! de quelle humeur, Dnrine, lu te rends!Tu lie compatis point aux déplaisirs des gens.

IIORISp.

Je ne compatis point à qui dit des sornettes,

Et, dans l’occasion, mollit comme vous faites.

MAUIANE.

Mais que veux-tu? si j'ai de la timidité...

DORINE.

Mais l'amour dans un cœur veut de la fermeté,

MAUIANE.

Mais n’en gardé-je pas pour les feux de Valère,Et n’est-ce pas à lui de m'obtenir d’un père?

0 DORINE.

Mais quoi ! si votre père est un bourru fieffé,Qui s’est de son Tartufe entièrement coitl'é,

El manque à l'union qu’il avait arrêtée,

La faute à votre amant doit-elle être imputée?