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Tome II.
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44 LE TARTDFE.

Et qu’à l’oreille un pou je lui dise deux mois,

UOIUNE.

Ah! tout doux, envers lui, comme envers votre père,Laissez agir les soins de votre belle-mère.

Sur l’esprit de Tartufe elle a quelque crédit;

Il se rend complaisant à tout ce qu’elle dit,

Et pourrait bien avoir douceur de coeur pour elle.

Plût à Dieu qu’il fût vrai ! la chose serait belle.

Enfin, votre intérêt l’oblige à le mander :

Sur l’hymen qui vous trouble elle veut le sonder,

Savoir ses sentiments, et lui faire connaîtreQuels fâcheux démêlés il pourra faire naître,

S’il faut qu’à ce dessein il prête quelque espoir.

Son valet dit qu’il prie, et je n’ai pu le voir;

Mais ce valet m’a dit qu’il s’en allait descendre.

Sortez donc, je vous prie, et me laissez l’attendre.

DAM1S.

Je puis être présent à tout cet entretien.

dorine.

Point. Il faut qu’ils soient seuls.

DAJ1IS

Je ne lui dirai rien.dorine.

Vous vous moquez : on sait vos transports ordinaires;

Et c’est le vrai moyen de gâler les affaires.

Sortez.

DAMIS.

Non; je veux voir, sans me mettre en courroux.noniNE.

Que vous êtes fâcheux! Il vient. Retirez-vous.

(üamis va sc cacher dans un cabinet qui est au fond du théâtre.)

SCÈNE II.

TARTUFE, DORINE.

TARTUFE, parlant haut il son valet, qui est dans la maison, dès qu’ilaperçoit Dorme.

Laurent, serrez ma haire avec ma discipline,

Et priez que toujours le ciel vous illumine.

Si Ton vient pour me voir, je vais aux prisonniersDes aumônes que j’ai partager les deniers.

DO H INB, à part.

Que d'affectation et de forfanterie!

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