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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE II. 91

C’est fuit de moi, cliélivc créature!

Je vois devant notre maisonCertain homme dont l’encolureNe me présage rien de bon.

Pour faire, semblant d’assuranceJe veux chanter un peu d’ici.

(U chante.)

MERCURE.

Qui donc est ce coquin qui prend tant de licenceQue de chanter et m’étourdir ainsi?

(a mesure une Mercure parle, la voix de Sosie s’affaiblitpen il peu.)

Veut-il qu'à l’étriller ma main tin peu s’applique?

SOSIE, à part.

Cet homme assurément n’diine pas la musique.

MERCURE.

Depuis plus d'une semaineJe n’ai trouvé personne à qui rompre les os;l.a vigueur de mon liras se perd dans le repos;

Et je cherche quelque dosTour me remettre en haleine.

SOSIE, à part.

Quel diable d'homme esl-cc-ci ?l)e mortelles frayeurs je sens mon àme atteinte.

Mais pourquoi trembler tant aussi?

Peut-être a-t-il dans l'àine autant que moi de crainte,

Et que le drôle parle ainsiPour me cacher sa peur sous une audace feinte.

Oui, oui, ne soutirons point qu'on nous croie un oison :

Si je ne suis hardi, tâchons de le paraître.

Kaisons-nous du coeur par raison :

11 est seul, comme moi; je suis fort., j'ai bon maître,

El voilà notre maison.

MERCURE.

Qui va là?

SOSIE.

Moi.

MERCURE.

Qui, moi?

SOSIE.

{ A part.)

Moi. Courage, Sosie.

MERCURE.

Quel est ton sort, dis-moi ?