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Tome II.
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AMPHITRYON.

■ V

Enfin', deux gouttes de laitNe sont pas [dus ressemblantes;

Et, n'était que ses mains sont un peu trop pesantes,J’cn serais fort satisfait.

AMPHITRYON.

A quelle patience il faut que je m’exhorte !

Mais enfin, n'es-tu pas entré dans la maison?

SOSIE.

Bon, entré! Hé! de quelle sorte?

Ai-je voulu jamais entendre de raison ?

Et ne me suis-je pas interdit notre porte?

AMPHITRYON.

Comment donc?

. SOSIE.

Avec un bâton,

Dont mon dos sent encore une douleur très forte.

AMPHITRYON.

On t'a battu?

SOSIE.

Vraiment.

AMPHITRYON.

* Et qui?

SOSIE.

Moi.

AMPHITRYON.

Toi, te battre?

SOSIE.

Oui, moi; non pas le moi d'ici,

Mais le moi du logis, qui frappe comme quaire.

AMPHITRYON.

Te confonde le ciel de me parler ainsi!

SOSIE.

Ce ne sont point des badinages :

Le moi que j’ai trouvé tantôtSur le moi qui vous parie a de grands avantages ;

11 a le bras fort, le cœur haut :

J’en ai reçu des témoignages;

Et ce diable de moi m'a rossé comme il faut ;

C’est un drôle qui fait des rages.

i AMPHITRYON.

Achevons. As-tu vu ma femme?

SOSIE.

Non

AMPHITRYON.

VL.

Pourquoi?