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AMPHITRYON.
■ V
Enfin', deux gouttes de laitNe sont pas [dus ressemblantes;
Et, n'était que ses mains sont un peu trop pesantes,J’cn serais fort satisfait.
AMPHITRYON.
A quelle patience il faut que je m’exhorte !
Mais enfin, n'es-tu pas entré dans la maison?
SOSIE.
Bon, entré! Hé! de quelle sorte?
Ai-je voulu jamais entendre de raison ?
Et ne me suis-je pas interdit notre porte?
AMPHITRYON.
Comment donc?
. SOSIE.
Avec un bâton,
Dont mon dos sent encore une douleur très forte.
AMPHITRYON.
On t'a battu?
SOSIE.
Vraiment.
AMPHITRYON.
* Et qui?
SOSIE.
Moi.
AMPHITRYON.
Toi, te battre?
SOSIE.
Oui, moi; non pas le moi d'ici,
Mais le moi du logis, qui frappe comme quaire.
AMPHITRYON.
Te confonde le ciel de me parler ainsi!
SOSIE.
Ce ne sont point des badinages :
Le moi que j’ai trouvé tantôtSur le moi qui vous parie a de grands avantages ;
11 a le bras fort, le cœur haut :
J’en ai reçu des témoignages;
Et ce diable de moi m'a rossé comme il faut ;
C’est un drôle qui fait des rages.
i AMPHITRYON.
Achevons. As-tu vu ma femme?
SOSIE.
Non
AMPHITRYON.
VL.
Pourquoi?