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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE II.’

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AMPHITRYON.

Moi! je vins hier?

ALCMÈNE.

Sans doute; et, dès devant l’aurore,•V|y Vous vous en êtes retourné.

AMPHITRYON, il part.

Ciel ! un pareil débat s’est-il pu voir encore ?

A , El qui de tout ceci ne serait étonné?

Pt H ? 1 Sosie !

SOSIE.

Elle a besoin de six grains d’ellébore ,Monsieur; son esprit est tourné.

AMPHITRYON.

Alcmène, au nom de tous les dieux,

Ce discours a d’étranges suites !

Reprenez vos sens un peu mieux,

El pensez à ce que vous dites.

ALCMÈNE.

J’y pense mûrement aussi ;

Et tous ceux du logi,s ont vu votre arrivée.

J’ignore quel motif vous fait agir ainsi;

Mais si la chose avait besoin d’être prouvée,

S’il était vrai qu'on pût ne s’en souvenir pas,

De qui puis-je tenir, que de vous, la nouvelleDu dernier de tous vos combats,

Et les cinq diamants que portait Plérélas,

Qu’a fait dans la nuit éternelleTomber l’effort de votre bras?

En pourrait-on vouloir un plus sûr témoignage?

Ssà AMPHITRYON.

Quoi! je vous ai déjà donnéI.e nœud de diamants que j’eus pour mon partage,

Et que je vous ai destiné ?

AI.CMÈNE.

Assurément. 11 n’est pas dillicileDe vous en bien convaincre.

AMPHITRYON.

El comment?

ALCMÈNE , montrant le nœud de diamants à sa ceinture.

Le voici.

AMPHITRYON.

Sosie !

SOSIE, tirant de sa poche un coffret.

Elle se moque, et je le tiens ici.

I