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Tome II.
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AMPHITRYON.

Et jiar le droit d'hymen il s’est cru tout permis.Oui, c'est lui qui sans doute est criminel vers vous,Lui seul a maltraité votre aimable personne;Haïssez, détestez l'époux,

J'y consens, et vous l'abandonne;

Mais, Alcmène, sauvez l’amant de ce courrouxQu'une telle offense vous donne;

N'en jetez pas sur lui l'effet,

Démêlez-le un pen du coupable;

Et, pour être enfin équitable,

Ne le punissez point de ce qu’il n'a pas fait.

ALCMÈNE.

Ali! toutes ces subtilitésN’ont que des excuses frivoles,

Et pour les esprits irritésCe sont des contre-temps que de telles paroles.

Ce détour ridicule est en vain pris par vous.

Je ne distingue rien en celui qui m'offense,

Tout y devient l'objet de mon courroux;

El, dans sa juste violence,

Sont confondus et l'amant et l'époux.

Tous deux de même sorte occupent ma pensée,

Et des mômes couleurs, par mon Ame blessée,

Tous deux ils sont peints A mes yeux;

Tous deux sont criminels, tous deux m’ont offensée,Et tous deux me sont odieux.

JUP1TF.H.

Eli bien ! puisque vous le voulez,

Il faut donc me charger du crime.

Oui, vous avez raison lorsque vous m'immolezA vos ressentiments, en coupable victime :

Un trop juste, dépit contre moi vous anime;

Et tout ce grand courroux qu ici vous étalezNe me fait endurer qu'un tourment légitime.

C'est avec droit que mon abord vous chasse,bit que de me fuir en tous lieuxVotre colère me menace.

Je. dois vous être un objet odieux ;

Vous devez me vouloir un mal prodigieux.

11 n'est aucune horreur que mon forfait ne passe,D'avoir offensé vos beaux yeux :

C’est un crime A bfesser les hommes et les dieux ;Et je mérite enfin, pour punir cette audace,

Que contre moi votre haine ramasse