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Tome II.
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AMPHITRYON.

! ’lutùt que de vouloir fâcher l'objet aimé.

JUPITER.

Plus on aime quelqu'un, moins on trouve de peine.,,

ALCMÈNE.

Non, ne m'en parlez point ; vous méritez ma haine.

JliPITER.

fous me haïssez donc?

ALCMÈNE.

J’y fais tout mon effort.

Et j'ai dépit de voir que toute votre offenseNe (misse de mon cœur jusqu’à cette vengeancePaire encore aller le transport.

JUPITER.

Mais pourquoi cette violence,

Puisque, pour vous venger, je vous offre ma mort?Prononcez-en l'arrêt, et j'obéis sur l'heure.

ALCMÈNE. '

Qui ne saurait haïr peut-il vouloir qu'on meure?

JUPITER.

Et moi, je ne puis vivre, à moins que vous quittiezCette colère qui m’accable,

El que vous m’accordiez le pardon favorableQue je vous demande à vos pieds.

(Sosie et Cléanthis se mettent aussi il genoux.)

Résolvez ici l'un des deux,

Ou de punir, ou bien d’absoudre,

ALCMÈNE.

Hélas ! ce que je puis résoudre,

Parait bien (dus que je ne veux.

Pour vouloir soutenir le courroux qu’on me donneMon cœur a trop su me trahir :

Dire qu'on ne saurait haïr,

N'est-ce pas dire qu’on pardonne?

JUPITER.

Ah! belle Alcmène, il faut que, comblé d’allégresse...

ALCMÈNE.

Laissez; je me veux mal de mon trop de faiblesse.

JUPITER.

Va, Sosie, et dépêche-toi,

Voir, dans les doux transports dont mon âme est charmée,Ce que tu trouveras d’officiers de l’armée,

El les invite à dîner avec moi.

(lias, à part.)

Tandis que d’ici je le chasse,

Mercure y remplira sa place.