ACTE I, SCENE III.
15V
IA FLECHE.
Je parie... je parle à mon bonne!.
IIAKPAGON.
El moi, je pourrais bien parler à ta barrette (1).
LA FLÈCHE.
M'empêcherez-vous de maudire les avaricicux?
HARPAGON.
Non ; mais je t'empêcherai de jaser et d’ôtrc insolent. Tais-toi.
LA I'LÈCIIlî.
Je ne nomme personne.
HARPAGON.
Je te rosserai si tu parles.
LA FLÈCHE.
Qui se sent morveux, qu’il se mouche.
HARPAGON.
Te lairas-lu?
IA FLÈCHE.
Oui, malgré moi,
HARPAGON.
Ah! ah!
IA FLÈCHE, montrant h Harpagon une poche <lc son justaucorps*Tenez, voilà encore une poche : élcs-vous satisfait ?HARPAGON.
Allons, rends-Ie-moi sans te fouiller.
IA FLÈCHE.
Quoi?
HARPAGON.
Ce que lu m’as pris.
LV FLÈCHE.
Je ne vous ai rien pris du tout.
HARPAGON.
Assurément ?
LA FLÈCHE.
Assurément.
IIAUP VGON.
Adieu. Va-t’en à tous les diables!
LV FLÈCHE , à part.
Me voilà fort bien congédie.
iivrpacon.
Je te le mets sur ta conscience, au moins.
H) On dit proverbialement jmrh'r à In barrette de. quelqu'un . pour lui parlertons ménagement, porter la main sur lui, le frapper à la tâte.