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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE VI.

sans cesse des contes de votre lésine. L’un dit <[iie vous faitesimprimer des almanachs particuliers, oii vous faites doublerles quatre-temps et les vigiles, afin de profil er des jeûnes oùvous obligez votre monde; l'autre, que vous avez toujoursune querelle toute prête à faire à vos valets dans le temps desélrennes onde leur sortie d’avec vous, pour vous trouver uneraison de ne leur donner rien. Celui-là conte qu'une fois vousfîtes assigner le chat d’un de vos voisins, pour vous avoirmangé un reste de gigot de mouton ; celui-ci, que l'on voussurprit, une nuit, en venant dérober vous-même l’avoine devoschcvaux; et que votre cocher, qui était celui d’avant moi,vous donna, dans l’obscurité, je ne sais combien de coups debâton, dont vous ue voulûtes rien dire. Enfin, voulez-vousque je vous dise? on ne saurait aller nulle part où l'on nevous entende accommoder de toutes pièces. Vous êtes la fableet la risée de tout le monde; et jamais on ne parle de vousque sous les noms d'avare, de ladre, de vilain, et de fesse-mathieu.

U Vite veux, eu lmttant maître Jacques.

Vous êtes un sol, un maraud, un coquin, cl un impudent.

MAÎTRE JACQUES.

Eh bien, ne I'avais-je pas deviné? Vous ne m’avez pasvoulu croire. Je vous avais bien dit que je vous fâcheraisde vous dire la vérité.

harpagon.

Apprenez à parler.

SCÈNE VI.

VAUÈRE, MAITRE JACQUES.

VAI.ÈKE, riant.

A ce que je puis voir, maître Jacques, on paye mal votrefranchise.

MAITRE JACQUES.

Morbleu ! Monsieur le nouveau venu, qui faites l’hommed'importance, ce n’osl pas voire affaire. Riez de vos coups debâton quand ou vous en donnera, et ne venez point rire desmiens.

VAI.ÈRE.

Ali ! Monsieur maître Jacques, ne vous fichez pas, je vousprie.

MAÎTRE JACQUES , il part.

Il file doux. Je veux faire te brave, et s’il est assez sotpour me craindre, le frotter quelque peu. (Haut.) Savez-vous