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L’AVARE.
MAÎTRE JACQUES, il Cléantc.
Tout est conclu ; il est content de vos promesses,
CLÉANTE.
Le ciel en soit loué !
MAÎTRE JACQUES.
Messieurs, vous n'avez qu'à parler- ensemble : vous voilàd’accord maintenant; et vous alliez vous quereller, faute devous entendre.
CLÉANTE.
Mon pauvre maître Jacques, je le serai obligé toute mavie.
MAÎTRE JACQUES.
U n’y a pas de quoi, Monsieur.
HARPAGON.
Tu m’as fait plaisir, maître Jacques ; et cela mérite une ré-compense. ( Harpagon fouille dans sa poolic ; maître Jacques tendla main; mais Harpagon ne tire que son mouchoir, eu disant ;) Va,je m’en souviendrai, je t’assure.
MAÎTRE JACQUES.
Je vous baise les mains.
SCÈNE Y.
HARPAGON, CLÉANTE.
CLÉANTE.
Je vous demande pardon, mon père, de l'emportement quej’ai fait paraître.
HARPAGON.
Cela n'est rien.
CLÉANTE.
Je vous assure que j'en ai tous les regrets du monde.
HARPAGON.
Et moi j'ai toutes les joies du monde de le voir raison-nable.
CLÉANTE.
Quelle bonté à vous d’oublier si vite ma faute!
HARPAGON.
On oublie aisément les fautes des enfants lorsqu’ils ren-trent dans leur devoir.
CRÉANTE.
Quoi ! ne garder aucun ressentiment de toutes mes extra-vagances '!
HARPAGON.
C’est une chose où tu m'obliges, par la soumission et lerespect où lu te ranges.