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GEORGE DANDIN.
gagné mon amitié, et il ne tiendra qu’à elle ([ne nous nesoyons mariés ensemble.
GEORGE D.VNOIN.
Mais quelle réponse a faite la maîtresse à ce monsieur lecourlisan?
LURIN.
Elle m'a dit de lui dire... attende/., je ne sais si je mesouviendrai bien de tout cela : quelle lui est tout à fait obli-gée de l'affection qu’il a pour elle, et qu’à cause de son mari,qui est fantasque, il garde d'en rien faire paraître, et qu'ilfaudra songer à chercher quelque invention pour se pouvoirentretenir tous deux.
GEOnCE nVNIHti, îl part.
Ah! pendarde de femme!
I.URIN.
Tétiguienne! cela sera drôle; car le mari ne se douterapoint de la manigance : voilà ce qui est de bon, et il aura unpied de nez avec sa jalousie. Est-ce pas ?
GEORGE DANI1IM.
Cela est vrai.
Lunra.
Adieu. Douche cousue, au moins! Gardez bien le secret,afin que le mari ne le sache pas.
GEORGE DAKDIN.
Oui, oui.
tUBIN.
Pour moi, je veux faire semblant do rien. Je suis un finmatois, et l'on ne dirait pas que j'y touche.
SCÈNE III.
GEORGE DAND1N.
Eh bien ! George Dandin, vous voyez de quel air votrefemme vous traite! Voilà ce que c’est d'avoir voulu épouserune demoiselle ! L'on vous accommode de toutes pièces, sansque vous [missiez vous venger, et la gentilhommerie voustient les bras liés. L'égalité de condition laisse du moins àl'honneur d'un mari la liberté de ressentiment : et si c'étaitune paysanne, vous auriez maintenant toutes vos coudéesfranches à vous eu faire la justice à bons coups de bâton.Mais vous avez voulu tâter de la noblesse, et il vous en-nuyait d'être niaitre chez vous. Ah! j'enrage de tout moncoeur, et je me donnerais volontiers des soufflets. Quoi!