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ACTE I, SCÈNE XV.
NÉIIINE.
Ce sont petites bagal jlles qui ne valent pas qu'on en parle;et vos éloges me font rougir.
SIlllIGANI.
Je veux bien épargner votre modestie; laissons cela : et,pour commencer votre atl'aire, allons vile joindre noire pro-vincial, tandis que de votre côté vous nous tiendrez prêts aubesoin les autres acteurs de la comédie.
ÉIIASTIÎ.
Au moins, Madame, souvenez-vous de votre rôle ; et, pourmieux couvrir notre jeu, feignez, comme on vous adit, d’êtrela plus contente du monde des résolutions de votre père.
JULIE.
S’il ne lient qu’à cela, les choses iront à merveille.
ÉIUSTE.
Mais, belle Julie, si toutes nos machines venaient à ne pasréussir?
JULIE.
Je déclarerai à mon père mes véritables sentiments.
ÉUASTE.
Et si, contre vos sentiments, il s’obstinait à son dessein?
JULIE.
Je le menacerais de me jeter dans un couvent.
EIUSTE.
Mais si, malgré lout cela, il voulait vous forcer à ce ma-riage ?
Que voulez-vous que je, vous dise?
ÉIUSTE.
Ce que je veux que vous me disiez!
JULIE.
Oui.
ÉIUSTE.
Ce qu’on dit quand on aime bien.
JULIE.
Mais quoi?
ÉRASTE.
Que rien ne pourra vous contraindre ; et que, malgré tousles efforts d’un père, vous me promettez d'être à moi.
JULIE.
Mon Dieu î Éraste, contentez-vous de ce que je fais main-tenant ; et n’allez point tenter sur l’avenir les résolutionsde mon cœur ; ne fatiguez point mon devoir par les proposi-tions d’une fâcheuse extrémité dont peut-être n’aurons-nous