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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE V.

SRR1GAN1.

Monsieur est d'une mine à respecter.

MONSIEUR I)E POURCEAUGNAC.

Cela est vrai.

SBRIGANI.

Personne de condition.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC

Oui. Gentilhomme limosin.

SBRIGANI.

Homme d’esprit.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Qui a étudié en droit.

SBRIGANI.

Il vous fait trop d'honneur de venir dans votre ville,

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Sans doute.

SBRIGANI.

Monsieur n'est point une personne à faire rire.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Assurément.

SBRIGANI.

Et quiconque rira de lui aura affaire à moi.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, h Sbrigani.

Monsieur, je vous suis infiniment obligé.

SBRIGANI.

Je suis fâché, Monsieur, de voir recevoir de la sorte unepersonne comme vous, et je vous demande pardon pour laville.

MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.

Je suis votre serviteur.

SBRIGANI.

Je vous ai vu ce matin, Monsieur, avec le coche, lorsquevous avez déjeuné; et la grâce avec laquelle vous mangiezVotre pain m’a fait naître d’abord de l'ainilié pour vous ; et,comme je sais que vous n’êtes jamais venu en ce pays, et queVous y êtes tout neuf, je suis bien aise de vous avoir trouvé,pour vous offrir mon service à celte arrivée, et vous aider àvous conduire parmi ce peuple, qui n’a pas parfois, pour leshonnêtes gens, toute la considération qu’il faudrait.

MONSIEUR I)E POURCEAUGNAC.

C’est trop de grâces que vous me faites.

SBRIGANI.

Je vous l’ai déjà dit : du moment que je vous ai vu, je mesuis senti pour vous de l'inclination.