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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE VIII.

l’exempt.

Combien y a-l-il î

SBRIGANI.

Un, deux, trois, quatre, cinq, Six, sept, huit, neuf, dix.

l'exempt.

Non ; mon ordre est trop exprès.

SBHICANI, à l'exempt, qui veut s’eu aller.

Mon Dieu! attendez 1 (a monsieur de Pourceaugnac.) Dépè-chez ; donnez-lui-en encore autant.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Mais...

sbrigani.

Dépéchez-vous, vous dis-je, et ne perdez point de temps.Vous auriez un grand plaisir quand vous seriez pendu !

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC.

Ah!

(U donne encore de l'argent h. Sbrigani.)

SBRIGANI, il l'exempt.

Tenez, Monsieur.

l'exempt, Il Sbrigani.

Il faut donc que je m'enfuie avec lui ; car il n’y aurait pointicide sûreté pour moi. Laissez-le-moi conduire, et ne bougezd’ici.

SBRIGANI.

Je vous prie donc d’en avoir un grand soin.

l’exempt.

Je vous promets de ne le point quitter que je ne l’aie misen lieu de sûreté.

MONSIEUR DE POURCEAUCNAC, A Sbrigani.

Adieu. Voilà le seul honnête homme que j’aie trouvé encette ville.

snniGANi.

Ne perdez point de temps. Je vous aime tant, que je vou-drais que vous fussiez déjà bien loin. ( seul.) Que le ciel le con-duise ! Par ma foi, voilà une grande dupe ! Mais voici...

SCÈNE VIII.

ORONTE, SURIGANI.

SBRIGANI, feignant de ne point voir Oronte.

Ah ! quelle étrange aventure 1 Quelle fâcheuse nouvelle pourun père 1 Pauvre Oronte, que je te plains! Que diras-tu, etde quelle façon pourras-tu supporter celle douleur mortelle?