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Tome II.
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LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

LE MAÎTRE D’ARMES.

Et c'est en quoi l’on voit de quelle considération, nous au-tres, nous devons être dans un État ; et combien la sciencedes armes l'emporte hautement sur toutes les autres sciencesinutiles, comme la danse, la musique, la...

LE MAÎTRE A DANSER.

Tout beau, monsieur le tireur d'armes! ne parlez de ladanse qu'avec respect.

LE MAÎTRE DE MUSIQUE.

Apprenez, je vous prie, à mieux traiter l'excellence de lamusique.

LE MAÎTRE d’ARMES.

Vous éles de plaisantes gens, de vouloir comparer vossciences à la mienne!

LE MAÎTRE DE MUSIQUE.

Voyez un peu l'homme d’importance!

LE MAÎTRE A DANSER.

Voilà un plaisant animal, avec son plastron !

LE MAÎTRE D’ARMES.

Mon petit maître à danser, je vous ferais danser comme ilfaut. Et vous, mon petit musicien, je vous ferais chanter dela belle manière.

LE MAITRE A DANSER.

Monsieur le batteur de fer, je vous apprendrai votre mé-tier.

MONSIEUR JOURDAIN, au maître à danser.

Êtes-vous fou de l'aller quereller, lui qui entend la tierceet la quarte, et qui sait tuer un homme par raison démons-trative?

LE MAÎTRE A DANSER.

Je me moque de sa raison démonstrative, cl de sa tierce,et de sa quarte.

MONSIEUR JOURDAIN, au maître à danser.

Tout doux, vous dis-je !

LE MAÎTRE DARMES, au maître h dauser.

Comment! petit impertinent!

MONSIEUR JOURDAIN.

Hé! mon maître d'armes!

LE MAÎTRE A DANSER, au maître d’armes.

Comment! grand cheval de carrosse!

MONSIEUR JOURDAIN.

Hé ! mon maître à danser 1

LE MAÎTRE d'.ARMES.

Si je me jette sur vous...