Band 
Tome II.
Seite
365
JPEG-Download
 

ACTE III, SCENE III.

305

MONSIEUR JOURDAIN.

Encore ?

NICOLE, tombant à force de rire.

Tenez, Monsieur, battez-moi plutôt, et me laissez rire toutïttori soûl j cela me fera plus de bien. Ili, hi, hi, hi, hi.

MONSIEUR JOURDAIN.

J’enrage !

NICOLE.

De grâce, Monsieur, je vous prie de me laisser rire. Ili, hi, hi.

MONSIEUR JOURDAIN.

Si je te prends...

NICOLE.

Monsieur, eur, je crèverai, ai, si je ne ris. Ili, hi, hi.

MONSIEUR JOURDAIN.

Mais a-t-on jamais vu unependarde comme celle-là, qui mev ient rire insolemment au nez, au lieu de recevoir mes ordres ?

NICOLE.

Que voulez-vous que je fasse, Monsieur?

MONSIEUR JOURDAIN.

Que tu songes, coquine, à préparer ma maison pour lacompagnie qui doit venir tantôt.

NICOLE, se relevant.

Ah! par ma foi, je n’ai plus envie de rire; et toutes voscompagnies font tant de désordres céans, que ce mot est assezPour me mettre en mauvaise humeur.

MONSIEUR JOURDAIN.

Ne dois-je point pour toi fermer ma porte à tout le monde?

NICOLE.

Vous devriez au moins la'fermer à certaines gens.

SCÈNE III.

MADAME JOURDAIN, monsieur JOURDAIN, NICOLE,DEUX LAQUAIS.

MADAME JOURDAIN.

Ah! ah! voici une nouvelle histoire! Qu’est-ce que c’estdonc, mon mari, quecet équipage-là ? Vous moquez-vous dumonde, de vous être fait enharnacher de la sorte? et avez-v °us envie qu’on se raille partout de vous?

MONSIEUR JOURDAIN.

U n’y a que des sols et des soties, ma femme, qui se rail-leront de moi.

I: , MADAME JOURDAIN.

Vraiment, on .n’a pas attendu jusqu'à celte heure; et il y