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ACTE III, SCÈNE XVIII.
MONSIEUR JOURDAIN.
Un pas, s'il vous plait.
DOR1MÊNE.
Quoi doue?
MONSIEUR JOURDAIN.
Reculez un peu pour la troisième.
DORANTE.
Madame, M. Jourdain sait son monde.
MONSIEUR JOURDAIN.
Madame, ce m’est une gloire bien grande de me voir assezfortuné, pour être si heureux, tjue d'avoir le bonheur, quevous ayez eu la boulé de m’accorder la grâce, de me faire; honneur de m’honorer de la faveur de votre présence; et si1 avais aussi le mérite pour mériter un mérite comme le votre,M que le ciel... envieux de mon bien... m’eût accordé... 1 a-v antage de me voir digne... des...
DOUANTE.
Monsieur Jourdain, en voilà assez. Madame n’aime pas lesgrands compliments, et elle sait que vous êtes homme d’es-l ,nt - (nas, h Doiimimc.) C'est un bon bourgeois assez ridicule,c oinme vous voyez, dans toutes ses manières.
DORIMÈNE, bas, à Dorante.
R n'est pas malaisé de s’en apercevoir.
DORANTE.
Madame, voilà le meilleur de mes amis.
MONSIEUR JOURDAIN.
c est trop d'honneur que vous me faites.
DORANTE.
Calhnt, homme tout à fait.
DORIMÈNE.
^ ai beaucoup d'estime pour lui.
MONSIEUR JOURDAIN.
J e n’ai rieu fait encore, Madame, pour mériter cette grâce.
douante, bas, h monsieur Jourdain.
Prenez bien garde, au moins, à ne lui point parler du dia-tn »nt <iue vous lui avez donné.
MONSIEUR JOURDAIN, bas, à Dorante.
Nepourrai-iepas seulement lui demander comment elle letrouve?
DORANTE, bas, h monsieur Jourdain.
Comment ! gardez-vous-en bien ! cela serait vilain à vous ;P°ur agir en galant homme, il faut que vous fassiez commeCft n’était pas vous qui lui eussiez fait ce présent. (Haut.)M. Jourdain, Madame, dit qu’il est ravi de vous voirchèz lu:.