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ACTE I, SCÈNE IV.
OCTAVE, montrant Scapin.
Voici un homme qui pourrait bien, s’il le voulait, nousdire, dans tous nos besoins, d’un secours merveilleux.
SCAPIN.
J’ai fait de grands serments do ne me mêler plus dumonde ; mais, si vous m’en priez bien fort tous deux, peut-être...
OCTAVE.
Ah! s’il ne lient qu’à te prier bien fort pour obtenir (on®‘de, je le conjure de tout mon cœur de prendre la conduitede notre barque.
SCAPIN, h Hyacinthe.
Et vous, ne me dites-vous rien?
HYACINTHE.
Je vous conjure, à son exemple, par tout ce qui vous est leplus cher au monde, de vouloir servir notre amour.
SCAPIN.
Il faut se laisser vaincre, et avoir de l’humanité. Allez, jefeux m’employer pour vous.
OCTAVE.
Crois que...
SCAPIN, il Octave.
Chut ! ( a Hyacinthe) Allez-vous-en, vous, et soyez en repos.
SCÈNE IV.
OCTAVE, SCAPIN, SILVESTRIî.
SCAPIN, 1 Octave.
Et vous, préparez-vous à soutenir avec fermeté l’abord devotre père.
OCTAVE.
Je t'avoue que cet abord me fait trembler par avance; e(
J ai une timidité naturelle que je ne saurais vaincre.
SCAPIN.
Il faut pourtant paraître ferme au premier choc, de peurlue, sur votre faiblesse, il ne prenne le pied de vous menercomme un enfant. Là, lâchez de vous composer par étude unPeu de hardiesse ; et songez à répondre résolument sur toutce qu’il vous pourra dire.
OCTAVE.
Je ferai du mieux que je pourrai.
SCAPIN.
Çà, essayons un peu, pour vous accoutumer. Répétons un