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Tome II.
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ïiBS l’OURBERIES DE SCAPIN.

as un homme admirable ! et que le ciel m'est favorable det’envoyer à mon secours !

LÉANDRE.

Ah ! ah ! vous voilà ! Je suis ravi de vous trouver, mon-sieur le coquin.

SCAPIN.

Monsieur, votre serviteur. C’est trop d’honneur que vousme faites.

LÉANDRE, mettant Tépée à la main.

Vous faites leméchant plaisant... Ah ! je vous apprendrai.. •SCAPIN, se mettant à genoux.

' Monsieur.

OCTAVE, se mettant entre deux, pour empêcher Léandre de frapperScapin.

Oh! Léandre!

LÉANDRE.

Non, Octave, ne me retenez point, je vous prie.

SCAPIN, à Léandre.

lié! Monsieur !

OCTAVE, retenant Léandre.

De grâce !

LÉANDRE, voulant frapper Scapin.Laissez-inoi contenter mon ressentiment.

OCTAVE.

Au nom de l’amitié, Léandre, ne le maltraitez point.

SCAPIN.

Monsieur, que vous ai-je fait?

LÉANDRE, voulant frapper Scapin.

Ce que tu m’as fait, traître !

OCTAVE, retenant encore Léandre.

lié! doucement.

LÉANDRE.

Non, Octave ; je veux qu’il me confesse lui-méme, tout àl’heure, la perfidie qu’il m’a faite. Oui, coquin, je sais letrait que tu m’as joué ; on vient de me l’apprendre, et tu necroyais pas peut-être que l’on me dût révéler ce secret ; maisje veux en avoir la confession de ta propre bouche, ou jevais te passer cette épée au travers du corps.

SCAPIN.

Ah! Monsieur, auriez-vous bien ce coeur-là?

LÉANDRE. •

Parle donc.

SCAPIN.

Je vous ait fait quelque chose, Monsieur?