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Tome II.
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LES FOURBERIES DE SCAPXN.

LÈANDRE.

C’est toi qui as retenu ma montre ?

SCAPIN.

Oui, Monsieur, afin de voir quelle heure il est.

LÈANDRE.

Ali ! ali ! j'apprends ici de jolies choses, et j’ai un servi-teur fort fidèle, vraiment ! Mais ce n’est pas cela encore qu®je demande.

SCAPIN.

Ce n’est pas cela?

LÈANDRE.

Non, infâme! c’est autre chose encore que je veux que tulue confesses.

SCAPIN, A part.

Peste!

LEANDRE.

Parle vite, j'ai hâte.

SCAPIN.

Monsieur, voilà tout ce que j’ai fait.

LÉANDRE, voulant frapper Soapin.

Voilà tout?

OCTAVE, sc mettant au-devant de Léandrc.

Hé!

SCAPIN.

Eh bien! oui, Monsieur. Vous vous souvenez de ce loup-garou, il y a six mois, qui vous donna tant do coups de bâ-ton la nuit, et vous pensa faire rompre le cou dans une caveoii vous tombâtes en fuyant?

LÈANDRE.

Eh bien?

SCAPIN.

C’était moi, Monsieur, qui faisais le loup-garou.

LÈANDRE.

C'était toi, traître, qui faisais le loup-garou ?

SCAPIN.

Oui, Monsieur, seulement pour vous faire peur, et vousôter l’envie de nous faire courir toutes les nuilseomme vousaviez de coutume.

LÈANDRE.

Je saurai me souvenir, en temps et lieu, de tout ce que jeviens d’apprendre. Mais je veux venir au fuit, et que tu meconfesses ce que tu as dit à mon père.

SCAPIN.

A votre père ?