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Tome II.
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476
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476 LES FOURBERIES DE SCAPIN.

CERONTE.

Laisse-moi faire; je saurai me tenir...

scapin.

Cachez-vous ; voici un spadassin qui vous cherche. ( Encontrefaisant sa voix.) « Quoi ! jé n'aurai pas l’abantage de tu crcè Géronte? et quelqu’un, par charité, né m’enseignera l'asOÙ il est? » (a Géronte, avec sa.voix ordinaire.) Ne branlez I )îlS ‘« Cadédis ! jé lé Irouberai, sé cachât-il au centre de la terre- ”(A Géronte, avec son ton naturel.) Ne vous montrez pas. (Toutle langage gascon est supposé de celui qu'il contrefait, et le reste

de lui.) « Oh! l’homme au sac! » Monsieur. « Jé té vaille unlouis, et m’enseigne où put être Géronte. » Vous cherchez leseigneur Géronte? « Oui, mordi, jé lé cherche. » Et pourquelle affaire, Monsieur? « Pour quelle affaire? » Oui. « J ebeux, cadédis! lé faire mourir sous les coups dé va ton. ”Oh ! Monsieur, les coups de bûton ne se donnent point à desgens comme lui; et ce n’est pas un homme à être traité dela sorte. « Qui? cé fat dé Géronte, cé maraud, cé vélllre? »Le seigneur Géronte, Monsieur, n’est ni fat, ni maraud, nibélître; et vous devriez, s'il vous plaît, parler d’antre façon.« Comment, tu mé traites, à moi, avec cette hautur? » Jedéfends, comme je dois, un homme d’honneur qu'on offense.« Est-ce que tu es des amis dé cé Géronte? » Oui, Monsieur,j’en suis. « Ah ! cadédis, tu es dé sesamis : à la vonne hure. >>(Donnant plusieurs coups de béton sur le sac.) (( Tiens, boilà cequé jé té vaille pour lui. )) (Criant comme s'il recevait les coups debâton.) Ah, ah, ah, ah, Monsieur! Ah, ah, Monsieur! toutbeau! Ah, doucement. Ah, ah, ah. « Va, porte-lui cela de niapart. Adiusias. » Ah! diable soit le Gascon ! Ah!

OICHONTK, mettant la tête hors (lu sac.

Ah! Scapin, je n’en puis plus.

SCAPIN.

Ah! Monsieur, je suis tout moulu, et les épaules me fontun mal épouvantable.

GÉRONTE.

Comment ! c’est sur les miennes qu’il a frappé.

SCAPIN.

Neuni, Monsieur, c’était sur les miennes qu’il frappait.

CÉnoNTE.

Que veux-tu dire? J'ai bien senti les coups, et les sens bienencore.

SCAPIN.

Non, vous dis-je ; ce n’est que le bout du bâton qui a étéjusque sur vos épaules.