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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE III.

Je vous on sollicite; et, pour y travailler...

AHMANHE.

Votre petit esprit se mélo de railler;

El d'un cœur qu’on vous jette on vous voit toute fière.

HENRIETTE.

Tout jeté qu’est ce coeur, il ne vous déplaît guère ;

Et, si vos yeux sur moi le pouvaient ramasser,

Ils prendraient aisément le soin de se baisser.

ARMAN11E.

A répondre à cela je ne daigne descendre;

Et ce sont sots discours'qu’il ne faut pas entendre.

HENRIETTE.

C’est fort bien fait à vous, et vous nous faites voirDes modérations qu’on ne peut concevoir.

SCÈNE III.

CEITANDRE, HENRIETTE.

HENRIETTE.

Votre sincère aveu ne l’a pas peu surprise.

('.LIT ANDRE.

Elle mérite assez une telle franchise ;

Et toutes les hauteurs de sa folle fiertéSont digues, tout au moins, de ma sincérité.

Mais, puisqu'il m’est permis, je vais à votre père,Madame...

HENRIETTE.

Ee. plus siir est de gagner ma mère.

Mon itère est d'une humeur à consentir à tout ;

Mais il met peu de poids aux choses qu’il résout ;

Il a reçu du ciel cerlaine bonté d’âme

Qui le soumet d’abord à ce que veut sa femme.

C’est elle qui gouverne; et, d'un Ion absolu.

Elle dicte pour loi ce qu’elle a résolu.

Je voudrais bien vous voir pour elle et pour ma (anteUne âme, je l’avoue, un peu plus complaisante,

Un esprit qui, flattant les visions du leur,

Vous pût de leur estime attirer la chaleur.

CLITANnUE.

Mon cœur n’a jamais pu, tant il est né sincère,

Môme dans votre sœur llaller leur caractère;

Et les femmes docteurs ne sont point de mon goût.

Je consens qu’une femme ait des clartés de tout :